Reduce, Repair, Reuse… Le troisième précepte du zéro déchet nous pose une invitation intéressante: et si nos déchets avaient encore de la vie devant eux? Comme des grand-parents qui ont des tonnes de savoirs à nous offrir, nos objets qu’on croient dépassés ou usés ont bien souvent un potentiel inestimé et peuvent vivre une seconde vie.

Cela nécessite au départ une petite voix qui nous crie dans la tête, au moment où l’on s’apprête à lâcher ce “déchet” dans une poubelle: et si tu pouvais en tirer encore quelque chose?

On peut s’en servir pour la même chose !

Tout d’abord, il y a la fin de vie réelle ou la fin de vie perçue. L’obsolescence marketing nous dit qu’un iphone 26 n’est qu’un ancêtre démodé du 27 et qu’on ferait bien de penser à en changer. Elle touche au fondement de notre économie: la consommation alimentée par la publicité. Alors que l’obsolescence programmée est intrinsèque à l’objet vendu, du fait même du choix du fabricant.

C’est un choix du consommateur qui peut refuser de considérer qu’un objet est forcément à remplacer sous prétexte qu’il en existe de plus récents.

Ensuite, on peut réparer ou changer sa batterie de téléphone, ses jantes ou son dérailleur de vélo pour allonger la durée de vie de nos objets. Il existe des tutoriels pour apprendre à le faire soi-même et aussi de tas d’offres de réparation qui font vivre des gens, à proximité de chez-soi.

Enfin, et très souvent, il existe de nombreuses belles idées à explorer avant un abandon à la poubelle, de la plus simple à la plus recherchée:

  • Ne me referais-je pas une tasse avec mon sachet (ou ma boule) de thé?
  • Mes sacs en plastique peuvent encore faire des sacs de course ou des sacs poubelle;
  • Ma boîte à oeufs se remplit à nouveau;
  • La boîte en plastique de glace familiale ou celle de mon repas à emporter conserve très bien les aliments et dure des années;
  • Un bocal en verre restera toujours un bocal en verre, je peux changer son contenu initial par mes nouveaux aliments.

Le DIY prend le relai de la récup

Mes meilleurs souvenirs de bricolage ou de couture, quand ils tenaient debout, sont ceux qui ont pu être faits avec les moyens du bord, en récupérant des objets. Au delà du bricolage, on peut aussi faire des choses très jolies avec des objets très communs. Et pour ceci, je n’ai rien trouvé de tel que Pinterest pour dégoter des idées.Tapez-y “Recup cannettes, chambres à air, pince à linge ou même lave linge” et vous trouverez des idées créatives.

Et si vous recherchez des projets de qualité, rejoignez la communauté de OuiAreMakers qui propose des tutoriels extrêmement bien faits pour fabriquer soi-même des objets utiles, bien souvent à partir de récup.

Un métier pour nos déchets

Et enfin, en creusant un peu, et si on n’a pas le temps ou peu d’intérêt pour le bricolage, on trouve des personnes fabuleuses qui savent redonner vie à nos déchets et qui parviennent même à en vivre.

La Vie est Belt, un exemple parmi tant, est notre coup de coeur. Hubert a eu envie de créer son activité sur deux constats : le déchet et la pauvreté. En convertissant son idée et en y mettant de l’énergie, il fait vivre plusieurs personnes à Tourcoing en confectionnant des ceintures, noeuds-papillons, porte-clés et bien d’autres produits à partir de pneus de vélo, chambres à air, tuyaux de pompier.

Le projet La Vie est Belt (@ La Vie est Belt)

Il existe également toute sorte de nouveaux métiers qui se créent de plus en plus: réparateurs, reconditionneurs ou même Emmaüs qui fait un travail formidable à partir des rebuts de notre société.

Et vous, vous avez d’autres idées de seconde vie à nous partager? N’hésitez pas à commenter sur Facebook ou Instagram.